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La méthode comme danger : un autre péril écologique à prendre au sérieux

J'ai terminé la lecture de 2 nouveaux livres.


Le premier, "En finir avec le règne de l'illusion financière - Pour une croissance réelle" de Jacques de Larosière. Un Monsieur avec un sacré CV et retraité, donc sa parole est libre. Ses propos sont pleins de bon sens. Il fait le même constat que les bitcoiners.



Le second "Bitcoin & Crypto monnaies - Faciles" de Claire Balva et Alexandre Stachtchenko. Des experts qu'on ne présente plus.



Je voulais écrire un nouvel article sur ces deux livres.

Et puis, je me suis dit que pour une fois une image valait mieux que mille mots.


Alors, j'ai pris quelques livres de ma sélection "pour comprendre le phénomène bitcoin", auxquels j'ai ajouté l'excellente BD de Jean-Marc Jancovici, pour l'indispensable constat écologique.


Puis, j'ai essayé de structurer ma pensée sur ces sujets avec une sorte d'arbre à livres (et non de Merkle).


Voilà le résultat en photo :



Et, voici ma "big picture" :


On est dans une économie mixte sociale-libérale fondée au 20 ième siècle pour performer (croissance sous stéroïdes, consommation effrénée, vitesse, suréquipements,...) "quoi qu'il en coûte" (destruction de notre planète, dette,...), avec un système monétaire à son image (ou vice-versa) à bout de souffle (crises économiques, financières, inflation,...).


Les évènements vont sans doute nous obliger à refonder cette économie et la monnaie pour le 21 ième siècle.


Je pense (cône de vraisemblance/ressenti/cours de l'histoire) que nous nous dirigeons vers une économie et une monnaie toujours plus socialisées (les Etats se renforcent toujours à chaque crise, souvent à notre demande d'ailleurs, et la prochaine crise est sur le point d'arriver), avec les risques que cela comporte.


A l'opposé je perçois une lueur d'espoir, je vois le phénomène bitcoin et plus globalement la révolution des droits de propriété dans le monde numérique avec le web3, comme un contre-pouvoir (non conformiste) nécessaire à nos démocraties (en quête d'inspiration salvatrices pour refonder la géoéconomie, en cette fin de cycle 1945-2020), et un vaste champ d'opportunités : renforcer nos libertés, économie plus résiliente, plus locale, une croissance plus réelle, plus sobre, plus qualitative et plus naturelle.


Je pense que nous serons amené à faire un choix de méthode entre une monnaie artificielle d'apparence écologique, ou une réelle monnaie naturelle dure.


Ne soyons pas naïf, la méthode est un outil idéologique pour poursuivre une vision tout aussi idéologique.


Hayek disait : "la plupart des ouvrages qui préparent la voie au totalitarisme [...] sont issus d'un idéalisme sincère et écrits par des hommes d'une grande élévation d'esprit."


En conclusion, je dirais qu'il vaut mieux créer les "conditions favorables" au progrès et à la sobriété heureuse, que faire "un plan".

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